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C A R I L L O N


Carillon 23 - Sommaire

Edito

introduction TPE

page 1 TPE XVIe

page 2 TPE XVIe

page 3 TPE XVIIIe

page 4 TPE XVIIIe

page 5 TPE XXe

page 6 TPE XXE

page 7 TPE Conclusion

page 8 Carrefour métiers

Trophée des lycéens

 

 

Carillon 23-1 La Renaissance

Le XVIe siècle : l'humanisme, une foi nouvelle en l'homme

Le XVIème siècle est associé à la "renaissance" de la culture et à la "naissance" de l'esprit moderne, par opposition au Moyen Age, longue période ténébreuse, dont le respect excessif pour la tradition gêne toute évolution.
constellationsAu XVIème siècle, l'univers intellectuel est forcé de s'ouvrir à d'autres modes de pensée, à la suite tout d'abord de la chute de Constantinople, en 1453, qui fait pénétrer tout un pan de la culture orientale en Europe occidentale, et ensuite par la découverte de nouveaux continents, comme l'Amérique par Colomb, le détroit de Magellan ou encore le Canada par Cartier, qui permet l'expansion maritime et ainsi l'ouverture au Monde. Une soif de connaissances se fait alors sentir, l'humaniste mettant l'Homme au centre de toutes les l'imprimerie, mère du développementconsidérations dans un souci de libération de l'esprit, de réveil des consciences et de recherche de la vérité. En astronomie, Copernic découvre en 1543 que ni l'homme ni la Terre ne sont au centre de l'Univers, et instaure ainsi le système héliocentrique. C'est aussi le début de l'anatomie. Léonard de Vinci inscrit l'Homme, à travers son schéma des proportions humaines, dans un idéal physique correspondant à un idéal intellectuel. L'imprimerie permet également de répandre le connaissances des civilisations antiques et présentes, pour un homme de culture et d'esprit critique soucieux de confronter son savoir avec celui des autres. Enfin, les humanistes veulent vivre leur foi travers une religion simple, plus authentique et s'appuyant sur les textes fondateurs : c'est la Réforme protestante de Luther et Calvin, qui prône un christianisme ouvert et tolérant. Malgré les Guerres de Religion, l'Humanisme affirme avec optimisme sa foi en I'Homme, ses capacités à maîtriser de mieux en mieux un monde harmonieux où il puisse être épanoui et heureux.

Thomas More : le père de l'Utopie…

C'est en 1516 que Thomas More publie son Utopie, terme qu'il invente et qui signifie littéralement "pays de nulle part". La première partie de son œuvre est une critique de l'Angleterre du début du XVIème siècle, où règnent le paraître et la vanité, la corruption, l'inflation, un état de prolétariat misérable et un abus de pouvoir des monarques absolus. La seconde partie du livre dépeint le pays d'Utopie, une île imaginaire où il n'y a ni guerres, ni misère, ni injustice. Les vertus d'Utopie correspondant aux vices de l'Angleterre, More présente donc une cité conforme à la raison. Bien évidemment, Thomas More n'espère nullement la réalisation de son Utopie, mais il y développe l'une des fonctions essentielle: de la pensée utopiste, qui est de concevoir un idéal politique à partir duquel il est possible de juger et de critiquer la politique réelle voire même de tendre vers cet idéal politique et social.

"Il n'est rien là qui constitue un domaine privé"
"Partout règnent l'abondance, l'harmonie et la sollicitude."
"Les occupations donnent à la fois du profit et de la joie aux citoyens."

"Le bonheur réside dans le plaisir droit et honnête."
"Au nom de l'humanité, l'aide et la consolation par l'homme à l'homme sont estimables."

 

UTOPIE la ville idéale

Thomas More s'adonne à une description de la ville idéale, une ville parfaite autant dans l'organisation spatiale que dans la vie sociale des Utopiens; les rues sont bien dessinées, les constructions ont bonne apparence, l'environnement est paisible et agréable à voir, More étant convaincu du triomphe de la rigueur et de la rectitude morale sur le mal. Il pense également que la famille est le fondement de la société, et par conséquent les Utopiens vivent sans droit de propriété. Au règne du principe individualiste, qui triomphe parmi les hommes, les Utopiens ont substitué une loi de communauté qui constitue la base de leur existence éthique et politique. Enfin, Thomas More insiste sur la présence des jardins : l'homme est conditionné pour être dans la Nature, et les Utopiens vivent dans l'abondance et l'harmonie en cultivant leur terre fertile. Le bonheur règne donc dans cette île imaginaire où l'homme vit en liberté et selon le respect de la vertu.
Pour les habitants de l'île Utopie, le bonheur se confond avec la vertu, et la vertu est conforme à la nature : le bonheur est donc propre à la nature de l'homme. Pour atteindre son bonheur, l'homme doit mener une vie raisonnable dans un "plaisir droit et honnête", puisque Thomas More est un humaniste et qu'il refuse la déraison qui menace la terre.
Les Utopiens vivent également dans une optique de solidarité : l'homme doit apporter aide et consolation à son prochain par usage de la vertu. Vivant en communauté, il faut renoncer au profit personnel qui ne serait que des pertes pour autrui, et œuvrer au bonheur collectif pour permettre à l'humanité d'exister et de prendre tout son sens.



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